Un petit parti n’a pas d’autre choix que de s’allier ; il a en revanche le choix des termes de ses alliances. En avril 2014, Danièle Boni-Claverie résumait ainsi la position de l’URD dans l’Alliance des forces démocratiques : le parti est avec ses partenaires, il ne gravite pas autour d’eux. La formule éclaire une trajectoire faite de rapprochements successifs, toujours assortis d’une revendication d’autonomie.
2009-2012 : le CNRD et La Majorité présidentielle
Selon la presse de l’époque, l’URD s’inscrit dès ses débuts dans le Congrès national de la résistance pour la démocratie (CNRD), composante de La Majorité présidentielle. En novembre 2010, sa Présidente fait campagne pour le second tour de la présidentielle dans la région de Tiassalé.
2013-2014 : porte-parole de petits partis, puis l'AFD
En janvier et février 2013, Danièle Boni-Claverie est porte-parole de quatre formations qui refusent de prendre part aux élections locales après des séances de dialogue jugées infructueuses. En 2014, l’URD rejoint l’Alliance des forces démocratiques constituée autour du FPI — « avec, et non autour ».
2018-2019 : partenariats ciblés
En février 2018, l’URD signe avec l’EDS un partenariat limité à la réforme de la commission électorale. En 2019, elle apparaît aux côtés du PDCI-RDA dans la plateforme réunie autour d’Henri Konan Bédié.
2021 : l'exigence de considération
Avant les législatives de mars 2021, la Présidente de l’URD regrette que les grands partis de l’opposition aient tenu leurs petits alliés à l’écart de la constitution des listes ; le parti choisit alors des alliances au cas par cas, région par région.
2024-2025 : rassembler à nouveau
Le 12 juin 2024, Danièle Boni-Claverie lance une plateforme d’opposition associant l’URD, plusieurs partis et des organisations de la société civile. Le 10 mars 2025, l’URD participe à la fondation de la CAP-CI, dont sa Présidente devient porte-parole adjointe, puis porte-parole en septembre.