Aller au contenu principal

Photo : URD

Accueil›Actualités›Actualité›Audience au ministère de l’Intérieur

URD-INFO · 2 octobre 2026

Réforme électorale : la Présidente de l'URD reçue par le ministre de l'Intérieur

Reçue le 2 octobre 2026 par le Général Vagondo Diomandé, Madame Danièle Boni-Claverie a remis la proposition de l’URD pour une institution électorale unique, indépendante et confiée à la société civile.

La réforme du système électoral ivoirien est entrée dans une phase décisive. C’est dans ce contexte que Madame Danièle Boni-Claverie, Présidente de l’Union Républicaine pour la Démocratie (URD), a été reçue en audience le vendredi 2 octobre 2026 par le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, le Général de corps d’armée Vagondo Diomandé, pour lui remettre la contribution du parti à la refondation de l’administration électorale.

Madame Danièle Boni-Claverie remet la proposition de l'URD au ministère de l'Intérieur et de la Sécurité, le 2 octobre 2026

Madame Danièle Boni-Claverie remet la proposition de l’URD au ministère de l’Intérieur et de la Sécurité, le 2 octobre 2026.

Photo : URD

Une délégation resserrée, un échange sous le signe du respect

La Présidente de l’URD était accompagnée de Monsieur Éhouman Gilbert, Secrétaire général du parti, et de Monsieur Bleu Ounseu Ébénézer, Secrétaire national chargé de la communication. Du côté du ministère, l’audience s’est tenue en présence de Madame Zunon Carine, Conseillère technique du ministre, et de Monsieur Mongue Emmanuel, chargé des partis politiques.

Le ministre a réservé à la délégation un accueil marqué par la courtoisie et une considération particulière pour la Présidente du parti, ancienne ministre de la République. Les échanges se sont déroulés dans un climat serein et constructif, à la mesure des enjeux du moment.

Une institution unique, indépendante et neutre

Après la dissolution de la Commission électorale indépendante le 6 mai 2026, et la présentation par le gouvernement d’une architecture à trois organes distincts, l’URD a choisi de formuler une contribution précise et argumentée. Le parti y défend une seule institution électorale, responsable de l’ensemble de la chaîne, de l’inscription des électeurs à la proclamation des résultats provisoires : une institution unique offre une responsabilité claire et évite la dilution des compétences entre plusieurs organes.

  • Indépendance et neutralité, garanties par les textes ;
  • Autonomie juridique, administrative et financière, sans tutelle d’aucun ministère ;
  • Composition exclusivement issue de la société civile : des personnalités reconnues pour leur intégrité, leur compétence et leur probité ;
  • Aucun représentant des partis ni de l’administration dans l’instance de décision, les agents de l’État n’intervenant qu’en appui technique.

Ses missions couvriraient l’organisation des élections, la révision et l’audit de la liste électorale, le découpage électoral et l’éducation civique. L’URD propose en outre l’inscription automatique des citoyens à leur majorité, afin de rapprocher le nombre d’inscrits de la population en âge de voter.

Des auditions publiques pour des membres au-dessus de tout soupçon

C’est la mesure qui distingue la proposition de l’URD. Pendant plus de vingt ans, les membres de la CEI ont été désignés au terme de tractations entre partis et institutions ; les citoyens découvraient leurs noms au Journal officiel, sans rien savoir de leurs parcours. L’URD propose qu’aucun membre de la future institution ne puisse être nommé sans avoir été auditionné publiquement, au terme d’un processus en six étapes : appel à candidatures public, présélection par un comité indépendant, publication des dossiers, auditions retransmises, validation à la majorité qualifiée et nomination sans modification de la liste retenue.

Le collège ainsi constitué, de neuf à onze membres, élit lui-même son président : celui-ci ne tient sa légitimité ni du chef de l’État, ni du gouvernement, ni des partis, mais de ses pairs.

Des arbitres choisis à la vue de tous sont des arbitres que tous peuvent accepter.

Proposition de l’URD, octobre 2026

Quatre recommandations pour des élections apaisées

  • l’ouverture d’un dialogue politique inclusif autour de la réforme ;
  • un audit indépendant de la liste électorale, pour en corriger les anomalies ;
  • un découpage électoral plus équitable, corrigeant les disparités entre population et nombre de sièges ;
  • la révision annuelle effective de la liste électorale.

Un parti engagé pour la paix et la démocratie

La Côte d’Ivoire a besoin d’une institution électorale dans laquelle chaque citoyen se reconnaisse. L’URD apporte sa contribution dans un esprit de responsabilité et de paix.

Madame Danièle Boni-Claverie, Présidente de l’URD

Par cette démarche, l’URD réaffirme sa vocation de parti républicain, attaché au dialogue et à la consolidation de la démocratie. Le parti remercie le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité pour la qualité de son accueil et se tient disponible pour poursuivre les échanges dans le cadre de la réforme en cours.

La Présidente de l'URD et sa délégation au ministère de l'Intérieur et de la Sécurité, 2 octobre 2026

La Présidente de l’URD et sa délégation au ministère de l’Intérieur et de la Sécurité.

Photo : URD
Actualités

À lire aussi

Participante prenant des notes lors d'une séance
IllustrationPhoto : The Climate Reality Project / Unsplash

Du partenariat avec l’EDS en 2018 à la proposition remise au ministre de l’Intérieur en 2026, l’indépendance de l’arbitre électoral est la ligne la plus constante de l’URD. Retour, sources à l’appui, sur chaque étape.

Participants réunis autour de tables de travail
IllustrationPhoto : Andrea Qoqonga / Unsplash

De La Majorité présidentielle en 2010 à la CAP-CI en 2025, l’URD a pris part à plusieurs regroupements en revendiquant toujours sa voix propre. Un fil rouge : peser par l’idée plutôt que par le nombre.

Danièle Boni-Claverie en entretien
Photo : URD

Opposante constante, l’URD n’a jamais renoncé au dialogue avec les autorités. De 2013 à l’audience d’octobre 2026, retour sur une méthode : présenter des propositions plutôt que des ultimatums.