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Participante prenant des notes lors d'une séance

IllustrationPhoto : The Climate Reality Project / Unsplash

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Analyse · Octobre 2026

Organe électoral : dix ans de prises de position de l'URD

Du partenariat avec l’EDS en 2018 à la proposition remise au ministre de l’Intérieur en 2026, l’indépendance de l’arbitre électoral est la ligne la plus constante de l’URD. Retour, sources à l’appui, sur chaque étape.

Les alliances de l’URD ont changé au fil des cycles politiques ; sa demande principale, elle, n’a pas varié. D’un scrutin à l’autre, le parti a fait de l’indépendance de l’administration électorale la condition de toute élection acceptée par tous. Ce dossier rassemble les prises de position publiques documentées par la presse, de la fin des années 2010 à la proposition d’octobre 2026.

Avant 2018 : l'appel au compromis

Après l’arrêt de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples relevant le déséquilibre de la composition de la CEI, Fraternité Matin rapporte un appel de Danièle Boni-Claverie à des concessions réciproques sur la commission, le code électoral et le découpage (fin des années 2010).

2018 : un partenariat ciblé avec l'EDS

Le 1er février 2018, l’URD noue avec la plateforme Ensemble pour la démocratie et la souveraineté (EDS), conduite par Georges-Armand Ouégnin, un partenariat — et non une adhésion — centré sur un objectif unique : la réforme de la commission électorale.

2019-2020 : le refus d'une réforme sans consensus

Le 7 septembre 2019, la présidente de l’URD dénonce l’adoption d’une réforme de la CEI sans accord des acteurs politiques et appelle à la reprise du dialogue ; elle relève aussi qu’une carte d’identité à 5 000 FCFA risque d’éloigner des urnes une partie des électeurs, notamment en zone rurale. Le 4 mars 2020, elle qualifie de « mesurette » la recomposition qui porte la commission centrale de 15 à 16 membres ; l’URD refuse, comme le PDCI-RDA, d’y désigner des représentants.

2025 : pour une CEI « véritablement indépendante »

Le 11 avril 2025, après le retrait du représentant du PPA-CI de la commission, Danièle Boni-Claverie appelle à une institution indépendante, impartiale et crédible, et y voit la confirmation des positions défendues par l’URD. En juillet, elle signale publiquement des anomalies de la liste électorale et alerte sur le risque d’un scrutin contesté.

2026 : de la dissolution à une proposition construite

Lorsque le Conseil des ministres dissout la CEI le 6 mai 2026, l’URD salue une mesure qu’elle réclamait et demande un organe confié à la société civile. Le 22 juin, le gouvernement présente une architecture à trois organes ; d’autres forces politiques déposent leurs propres projets au fil de l’été et de la rentrée. Le 2 octobre 2026, la Présidente de l’URD remet au ministre de l’Intérieur la proposition du parti : une institution unique, indépendante et neutre, dont les membres seraient choisis après des auditions publiques.

Ce que montre la série

Trois exigences reviennent à chaque étape : un arbitre qui n’appartient à aucun camp, une réforme adoptée par consensus plutôt qu’imposée, et une liste électorale vérifiable. La proposition de 2026 les traduit en mécanismes précis.

Rue animée, voitures et piétons
IllustrationPhoto : Yanick Folly / Unsplash
Piétons en ville
IllustrationPhoto : Eva Blue / Unsplash
Intervenant présentant devant un auditoire
IllustrationPhoto : Teemu Paananen / Unsplash
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Danièle Boni-Claverie en entretien
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